Guingamp. Mission difficile pour la droite
Noël Le Graët, maire PS de Guingamp, raccroche. Pour lui succéder, Annie Le Houérou (PS) a réussi à rassembler la gauche derrière elle. La droite a trouvé son leader en la personne de Pierre Pasquiou.
Sur le terrain des municipales, le capitaine de l’équipe a décidé de rentrer aux vestiaires. En mars, Guingamp changera forcément de maire. En novembre dernier, Noël Le Graët (PS) a annoncé qu’il ne briguerait pas un 3 e mandat. Pendant treize ans, l’emblématique président d’En Avant de Guingamp a porté l’écharpe de maire. Il a passé le relais à Annie Le Houérou, conseillère municipale, présidente de la communauté de communes de Guingamp et conseillère générale. Celle qui est entrée en politique en 2001, sur la liste gauche plurielle menée par Noël Le Graët, a réussi à bâtir une liste ratissant large. La candidate du PS part dans la bataille des municipales avec les voix de l’UDB, des Verts, du PC et de la gauche alternative.
La gauche a réuni toutes ses forces derrière un seul nom.
Raté d’un cheveu Ce n’était pas le cas en 2001. À l’époque, Noël Le Graët avait affronté une opposition de droite classique et une opposition de gauche en la personne de Mona Bras, qui se trouve aujourd’hui sur la liste d’Annie Le Houérou. Et pourtant, il n’avait raté que d’un cheveu sa réélection au premier tour avec 49,9 % des voix. La liste de Mona Bras arrivait à séduire 13,71 % des électeurs. La droite se contentait de 36,39 % des voix. Par le jeu de l’alliance d’Annie Le Houérou et de Mona Bras, les élections municipales de 2008 se règleront en un tour. La projection des chiffres de 2001 donnerait une large victoire à la gauche. Mais, aujourd’hui, les hommes ont changé à gauche comme à droite. À gauche, la tête de liste est désormais une femme.
L’héritage de Noël Le Graët À droite, Bertrand Bouédec a laissé sa place à Pierre Pasquiou, ancien maire de Pabu et ancien conseiller municipal guingampais. Dans une commune bien ancrée à gauche, le président de la société des courses de Guingamp a bâti tranquillement sa liste. Il a réussi à convaincre Daniel Pennec, ancien conseiller régional et ancien conseiller municipal guingampais, de repartir en campagne. Ce duo suffira-t-il à faire mentir la calculette politique ? La mission s’avère corsée sur le papier. Noël Le Graët laisse derrière lui un héritage plutôt conséquent sur la table : la rénovation du stade, l’arrivée d’entreprises dans la région de Guingamp, la mise en place d’un pôle santé entre l’hôpital et la clinique... Le maire de Guingamp a aussi réussi un beau coup en propulsant Guingamp dans la liste des reçus du plan Borloo, la rénovation nationale des logements sociaux. Ce grand chantier guingampais de 47 M€ démarre avec la démolition et la construction de 301 logements à la clé. De son côté, Annie Le Houérou a montré ses capacités à gérer des dossiers sensibles au sein de la communauté de communes de Guingamp. Il reste un mois à la candidate du PS pour transformer l’essai. La droite est bien décidée à ne pas la laisser faire.
Éric Rannou
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En octobre 2007, près de la gare, les élus de Guingamp ont officiellement posé la première pierre du premier immeuble construit dans le cadre du projet de renouvellement urbain, qui prévoit la construction de 301 logements sociaux.
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