Perpignan. Le scrutin sera-t-il annulé ?
A chaque jour, sa polémique à Perpignan. Après l’épisode des bulletins de vote dans les chaussettes, de nouvelles irrégularités ont été constatées dans cette ville. Ce qui n’a pas empêché la réélection du maire sortant.
Les Perpignanais devront-ils retourner voter ? Si le maire sortant Jean Paul Alduy (UMP) a été reconduit dans ses fonctions, hier, lors du premier conseil municipal, la candidate PS-MoDem, Jacqueline Amiel-Donat, battue par 574 voix, a déposé un recours pour faire annuler l’élection municipale de dimanche dernier. « Plus de bulletins que de signatures » En cause, les irrégularités constatées depuis dimanche. Après la mise en examen d’un président de bureau de vote, qui avait dissimulé des bulletins en faveur d’Alduy dans ses poches et ses chaussettes, cette fois, ce sont les registres qui font polémique.
Jacqueline Amiel-Donat affirme qu’un « simple décompte arithmétique des émargements et des enveloppes enregistrées ont permis de noter sur seulement quatre des 66 bureaux, que le nombre des enveloppes était supérieur de 253 à celui des signatures ». Autre constat, « de nombreuses signatures constatées sont des croix. C’est une preuve supplémentaire des fortes présomptions de bourrage d’urnes lors du scrutin de dimanche », a-t-elle souligné. « Inconcevable » pour le maire Le nouveau maire a qualifié « d’inconcevable » cette différence entre le nombre de signatures et d’enveloppes. « Poursuivant sa désinformation systématique entreprise depuis les résultats du deuxième tour des élections municipales de Perpignan ( ... ) elle a manifestement opéré une confusion en comparant les émargements du premier tour avec le nombre de votants du deuxième tour » , affirme -t-il, dans un communiqué. Il avait déclaré quelques heures auparavant à la sortie du conseil municipal qu’il « faisait confiance dans la Justice pour apprécier les irrégularités mais aussi la diffamation et les atteintes faites à mon honneur ». Un discours qui n’a pas plu aux partisans de Jacqueline Amiel-Donat. Comme chaque jour, entre 200 et 400 personnes sont descendues dans la rue pour réclamer la démission du maire et la tenue de nouvelles élections. Le tribunal administratif dispose d’un délai de trois mois pour statuer sur le recours de la candidate.
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Jacqueline Amiel-Donat a présenté un recours pour annuler l’élection.
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