A côté de son poste d’adjoint spécial à Lanriec, François Nydell, est le « monsieur culture » de l’équipe Fidelin. Impliqué dans le monde associatif, il entend multiplier les lieux artistiques et rééquilibrer le calendrier culturel.
L’intitulé de votre poste est « adjoint spécial à Lanriec, en charge des questions culturelles ». Cela ne dénote-t-il pas un manque d’ambition dans ce domaine ?
Ce n’est qu’une histoire de mots : limités à neuf adjoints, nous avons dû procéder comme cela pour des raisons administratives. En me lançant dans l’aventure électorale avec André Fidelin, j’ai eu les garanties que la culture serait un chantier important. C’est même la condition de ma présence dans l’équipe : je conserve mon indépendance, André le sait. Auparavant, c’est vrai qu’il y avait un adjoint à la culture, identifié en tant que tel. Mais, derrière les termes, c’est la volonté d’agir, de dynamiser qui compte.
Est-ce plus important d’avoir l’intitulé qui convient ou quelqu’un qui connaît le milieu associatif, ses difficultés, qui se battra pour obtenir des moyens ?
Justement, est-ce qu’il y’aura de l’argent pour la culture ?
Pour le moment, nous en sommes à mesurer les marges de manœuvre de la ville. Ce qui est certain, c’est que je ne me contenterai pas d’une part d’environ 5 % du budget pour la culture, comme c’est le cas depuis des années. A Quimper, cette part est de 13 %, à Nantes de 18 %... Il faudra aussi travailler, et vite, sur la recherche de nouveaux financements. Pour la salle de spectacle de moyenne capacité, incontournable, ou une salle d’exposition, qui manque tant, il faut des moyens.
Quel est le premier dossier auquel vous allez vous attaquer ?
Nous allons ouvrir les portes. Celles de bâtiments de la ville inutilisés, qui vont permettre aux groupes de musique de répéter, aux artistes de s’exprimer. Il existe des lieux potentiels où l’on pourra, rapidement j’espère, mettre en place les maisons de quartier, à dimension culturelle et associative. Je vois bien, par exemple, l’ancien presbytère de Lanriec, devenir un endroit à vocation musical tout en accueillant les gens du quartier. Globalement, le problème des lieux est un enjeu crucial. On a loupé le coche avec les friches industrielles, comme cela a été fait à Nantes, par exemple, mais il reste des choses à faire.
Un autre thème qui vous tient à cœur ?
Je veux instaurer un meilleur équilibre dans le calendrier culturel. Entre ce qui est fait l’été, quand les touristes sont là, et ce qui est proposé le restant de l’année, pour les Concarnois, le décalage est immense. Les grosses associations pourraient organiser des rendez-vous pendant l’hiver.
Comment appréhendez-vous le travail avec le service culturel de la ville ?
C’est une machine bien rodée, avec des gens appréciés. Je vais m’intégrer dans l’équipe avec ma personnalité, en donnant une stratégie et des idées nouvelles. Tous ensemble, nous avons de quoi faire.